Projet Corrélat : création d'un nouveau mouvement pictural et annonce de la fin de la période artistique dite "Contemporain".

Définition Corrélat : Terme d'une corrélation, d'une relation.

Première action : Le mouvement Corrélat annonce la fin de l'art dit "contemporain". La période contemporaine s'inscrit entre 1961 et 2021. Nous n'attendrons pas l'éclatement imminent de la bulle spéculative de cet art et déclarons dès aujourd'hui la fin de la période postmoderne dite "Contemporaine". Nous déclarons la totale autonomie de l'art du XXIe siècle face aux considérations sélectives du marché. Nous substituons à la finance nos libertés d'arbitrages et d'intuitions par nos présentes signatures. Cette déclaration de fin de période s'ouvre sur tous les possibles, sur la diversité des offres libres et indépendantes des artistes d'aujourd'hui. Signez l'appel et déclarer l'avènement d'une ère nouvelle et attestez de la fin d'un art à présent mourant. Nous ne contesterons pas l'ampleur et l'importance de la période précédente mais constaterons simplement sa fin désirée par la force d'un grand nombre.

Signataires : Artistes, collectionneurs et amateurs d'art, enseignants et étudiants, galeries d'art et centres d'art, critiques d'art et journalistes…

Première tentative de manifeste Corréat : Corrélat se propose en tant que mouvement pictural nouveau. Date de création le 23 juillet 2021. La proposition du mouvement Corrélat est d'offrir aux artistes un lieu informel de reconnaissance distincte du modèle officiel contemporain. Corrélat souhaite la création d'une diversité spontanée d'écoles artistiques pour le XXIe siècle. Le projet Corrélat émerge comme solution d'intégration à ces mouvements future.

Avec Corrélat (objet de corrélations) l'objet d'art est sujet à des corrélations simultanées entre chaque élément constitutif de son élaboration : rapports de proportions, formes plastiques et contre-formes, couleurs, valeurs, masses, textures, formats, contextes, formes extérieures et intériorités, pensée, poésie… Cette mise en rapport des différents moyens essentiels du peintre et du plasticien n’est pas nouvelle et se manifeste tout au long de l'histoire de l'Art. Mettre "le plus de rapport possible" est par exemple une injonction de Paul Cézanne et le travail de comparaison est une constance dans l'art du dessin et de la couleur. Les différents coïncidents en présence dans une œuvre sont à considérer sur un nombre non exhaustif de plans de lectures. Ainsi, au-delà des aspects plastiques ou esthétiques, le rapport physique de l'artiste avec son contexte environnant reste une interaction primordiale. Plus qu'un mouvement, la proposition s'étend à des pratiques et à des moyens d'expressions illimitées (figuratif ou non, objet peint ou « non peint » …) Ce manifeste assume son imprécision car il se fonde sur des points d'excellences, ou sur des fondamentaux caractéristiques de nombreux métiers d'arts. Cette fondation implique par exemple pour l'auteur et le regardant une grande faculté de "voir d'ensemble", et une perception, au-delà de la forme extérieure : vers le fond sensible de l'œuvre. Par cette approche de "minimum qualité", nous affirmons une volonté légitime d'exigence qui n'implique plus la valeur de placement financier de l'œuvre.

À chacun d'accorder librement à cet instrument de mesure une possibilité de fiabilité quelconque car le véritable discernement reste éminemment obscur et personnel.

Action en projet : création d'un noyau académique, réalisations d'outils pédagogiques et d'un musée imaginaire, rédaction d'un ouvrage collectif d'un manifeste.

 

Yves Calméjane, artiste peintre et plasticien, www.calmejane-yves.fr